Auteur/autrice : Nolwenn Leroux

  • Adoption simple et pour tous

    Adoption simple et pour tous

    Adoption simple de l’enfant du conjoint : quand la loi s’adapte à la famille

    Familles dites traditionnelles, monoparentales, recomposées, homoparentales… Le droit de la famille pourrait s’appeler le droit des familles tant le modèle familial prend aujourd’hui différentes formes et non plus une seule. En 2011, l’Insee dénombrait 720 000 familles recomposées, dont 10 000 constituées d’un couple de même sexe. Et qui dit famille, dit liens de cœur, y compris donc entre des membres qui n’ont pas de liens du sang. Avec l’adoption simple d’abord et le mariage pour tous ensuite, la loi reconnait désormais pleinement ces liens du cœur.

    Le principe de l’adoption n’a rien de neuf car il existe depuis l’Antiquité même s’il a connu évidemment maintes adaptations au fil des siècles. Aujourd’hui, en France, il existe deux formes distinctes d’adoption : l’adoption plénière où le lien de filiation créé avec l’adoptant se substitue au lien de filiation existant ou comble une filiation inexistante, et l’adoption simple où le lien de filiation préexistant est maintenu. Pour les familles recomposées, c’est ce second cas de figure qui est le plus fréquent. Un beau parent peut en effet adopter l’enfant de son époux(se), sans se substituer à l’autre parent biologique. Ce système permet donc de reconnaître, d’un point de vue juridique, ces liens familiaux tissés au fil du temps et bien réels pour les intéressés.

    Le mariage : la condition sine qua non

    Au-delà d’un amour partagé pour l’enfant et d’une réelle maturité parentale, celui qui veut adopter l’enfant de l’autre au sein du couple doit répondre à un certain nombre de conditions pour effectuer sa demande d’adoption simple. Le mariage est le corollaire nécessaire pour ne pas priver le parent biologique de ses droits d’autorité parentale. Ensuite, selon l’âge de l’enfant, il est notamment requis d’obtenir l’accord des deux parents biologiques et/ou de l’adopté.

    Puis, il sera demandé à celui qui veut adopter de prouver la réalité de ses liens affectifs avec l’enfant grâce à des témoignages de l’entourage, des correspondances, des photos de moments intimes en famille… Ce dossier est déterminant pour l’adoptant et symbolique pour la société car il souligne et formalise la prise en compte d’éléments émotionnels et humains dans la décision du magistrat. Le juge statue généralement seul, hors la présence de l’adoptant et de l’enfant, d’où l’importance de constituer un dossier qui laisse transparaître la réalité sensible du lien à reconnaître. L’avocat joue donc un rôle d’accompagnement important en connaissant bien les familles et en faisant transparaître au mieux la sincérité de la demande.

    Par l’adoption, le parent adoptant devra respecter les nouveaux droits et devoirs qui lui incombent au quotidien, notamment s’il y a eu une déclaration conjointe pour l’exercice en commun de l’autorité parentale sur l’enfant. La reconnaissance de ce nouveau lien de filiation a notamment un impact en termes d’héritage. La loi prévoit toutefois la possibilité d’une révocation en cas de motifs graves, qu’ils soient soulevés par l’enfant, les parents biologiques ou l’adoptant.

    Adoption pour tous

    La loi du « mariage pour tous » (loi no 2013-404 du 17 mai 2013) en ouvrant le mariage aux couples homosexuels, leur a également permis d’accéder à l’adoption de l’enfant du conjoint. Auparavant, ne pouvant prétendre au mariage, ceux-ci se trouvaient dans une situation pour le moins complexe : soit seul le parent biologique exerçait l’autorité parentale sur son enfant, soit le parent biologique faisait une demande de délégation partage de l’autorité parentale au profit de son partenaire (pas toujours accordée par les juges, loin s’en faut !), soit le partenaire adoptait de manière simple l’enfant du parent biologique (quand elle était acceptée) le dépossédant ainsi de son autorité parentale, et il fallait alors faire une demande de délégation d’autorité parentale du parent adoptif vers le parent biologique. Alambiqué et précaire au possible juridiquement parlant, la loi sur le mariage pour tous a mis un terme à ce type de procédures insatisfaisantes.

    Pour ces familles qui sont souvent passées par des moments instables voire conflictuels – le beau parent n’est pas toujours bien accueilli au début – ou à qui on refusait purement et simplement le statut de couple marital et donc de famille, l’adoption simple de l’enfant du conjoint est avant tout la reconnaissance légale de liens affectifs forts. « On ne choisit pas sa famille », dit le proverbe, mais la société semble vouloir en décider autrement et le législateur a su adapter la loi en conséquence.

  • Rôle du notaire et collaboration avec l’avocat

    Rôle du notaire et collaboration avec l’avocat

    Rôle du notaire et collaboration avec l’avocat : interview réalisée avec Me Jean-Olivier Pinton

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    Pour satisfaire à notre engagement de conseil auprès de nos clients, nous collaborons avec des professionnels dont le travail nous permet d’enrichir et de faire évoluer notre pratique. Avec cette nouvelle rubrique, nous vous proposons d’aller à la rencontre de certains d’entre eux.

    Jean-Olivier Pinton est notaire associé à l’étude Pinton-Lemoine. Il accompagne ses clients, notamment sur les sujets de droit de la famille – mariage, divorce, succession, partage, organisation et transmission patrimoniales – et collabore avec de nombreux avocats.

    Le rôle du notaire et sa collaboration avec l’avocat vont ainsi être épluchés par un expert.

    Le rôle du notaire et sa collaboration avec l’avocat

    Les divorces par consentement sont désormais enregistrés chez le notaire. Quel est le rôle du notaire ?

    Lorsque la liquidation du régime matrimonial peut se passer de l’intervention du notaire et se réaliser entre les avocats seuls, le notaire doit simplement vérifier la validité formelle de la convention de divorce établi par les avocats avant de la déposer au rang de ses minutes. Mais si les époux ont des biens immobiliers, communs ou en indivision, c’est au notaire d’établir l’état liquidatif du régime matrimonial des époux et le partage des biens. Dans tous les cas, notaires et avocats ont intérêt à travailler ensemble pour proposer la solution la plus pérenne à leurs clients.

    Comment collaborez-vous entre notaires et avocats ?

    Avec bonheur ! Plus sérieusement, je collabore évidemment avec de nombreux avocats, et le point essentiel dans chaque dossier est la communication. Les avocats me saisissent pour effectuer seulement l’acte de dépôt ou établir l’acte de liquidation et partage s’il y a des biens immobiliers, et je n’hésite pas à donner à mes clients qui souhaitent divorcer leurs coordonnées. La procédure a besoin des avocats et d’un notaire : à nous de travailler en bonne intelligence, dans l’intérêt de nos clients ! Au-delà des divorces, je n’hésite pas à échanger avec les avocats sur les projets de liquidation-partage.

    Il est des problématiques familiales où on ne sait pas toujours s’il est préférable de s’adresser à un avocat ou à un notaire. Comment savoir facilement à quel professionnel s’adresser ?

    J’aurais tendance à dire que la première étape nécessaire est le notaire, qui va proposer un mode de règlement amiable, mais je prêche peut-être pour ma paroisse. Évidemment, si les parties ne s’accordent pas sur le projet du notaire, je n’hésite pas à conseiller au client de recourir à un avocat qui aura toute compétence pour l’assister sur un éventuel volet judiciaire. D’autant que les avocats sont de plus en plus compétents pour aider les clients à trouver un accord, notamment avec les techniques du droit collaboratif. La voie judiciaire n’est pas nécessairement synonyme de conflit. Donc, s’il n’y a aucun désaccord, un notaire saura proposer une solution à l’amiable, si des différends existent, les avocats pourront apporter d’autres solutions.

    Les successions sont source de conflits familiaux importants. Peut-on éviter le recours judiciaire ? Comment le notaire conseille ses clients ?

    Le premier conseil à donner est d’expliquer qu’une succession se prépare tant sur le plan civil que sur le plan fiscal. Si la succession a bien été préparée (avant le décès) au moyen de donation-partage, de testament, de testament-partage, les risques de conflits sont très fortement diminués.

    Ensuite, lorsque la succession est ouverte, il faut faire œuvre de pédagogie, bien expliquer aux héritiers leurs obligations fiscales et les possibilités qu’ils ont (vente des biens, partage, etc.), et celles qu’ils n’ont pas également.

    Si toutefois un conflit apparait entre eux, là encore les avocats ont leur rôle à jouer, avant même la phase judiciaire, car ils peuvent permettre de trouver un accord à un stade où la voix du notaire seul n’était pas audible par les héritiers crispés sur leur position.

     

    Désormais, vous en savez davantage sur le rôle du notaire et sa collaboration avec l’avocat qui intervient notamment dans le cadre du divorce par consentement mutuel. Vous rencontrez une problématique liée au droit de la famille ? Le cabinet d’avocats Soa se tient à votre disposition.

  • Autorité parentale : ma loi sous mon toit ?

    Autorité parentale : ma loi sous mon toit ?

    Être parent, c’est avoir des droits, mais surtout des devoirs et des obligations envers son enfant : devoir de protection et d’entretien, d’éducation, et de gestion de son patrimoine. L’autorité parentale évolue au fil des ans car, étant pensée dans l’intérêt de l’enfant, celui-ci doit être associé aux décisions le concernant « selon son âge et son degré de maturité » (art.371-1 du Code civil). Jusqu’où les parents peuvent-ils imposer leurs règles à leurs enfants ? Et comment l’autorité parentale s’exerce-t-elle lorsque les parents sont séparés et/ou en désaccord ? Le juge a-t-il réponse à tout ?

    La loi du 4 mars 2002 a apporté quelques précisions quant à l’autorité parentale, en amenant notamment la notion de coparentalité – « les père et mère exercent en commun l’autorité parentale » (art 372) – et en actant que la dissolution du couple « amoureux » n’entraîne pas celle du couple parental – « la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l’exercice de l’autorité parentale » (art. 373-2). Ainsi, quels que soient la situation du couple et le lieu de résidence des enfants, et à moins que l’un des deux parents se soit vu retirer son autorité parentale, les parents continuent de partager leurs devoirs à l’égard de leurs enfants. Cette précision est d’autant plus importante que certains parents pensent, un peu hâtivement, que c’est celui chez qui l’enfant réside habituellement qui décide.

    Actes usuels vs actes non usuels

    La coparentalité ne signifie toutefois pas qu’il soit nécessaire de prendre toutes les décisions à deux : le quotidien en deviendrait invivable ! Il est des sujets pour lesquels l’accord de l’autre est présumé, ce qui suppose tout de même que le parent en charge informe l’autre à défaut de lui demander son accord. Il s’agit de ce que la loi nomme les « actes usuels » (inscription à la cantine, suivi médical ordinaire…), sans pour autant en établir une définition précise. Pour ces actes habituels, ces décisions de tous les jours qui n’ont pas d’impact important sur la vie de l’enfant (c’est-à-dire qui n’engagent pas son avenir), les tiers (école, professeurs…) partent du principe que l’autre parent est consentant. S’il ne l’est pas, il doit faire savoir son désaccord de manière expresse. Les tiers ne peuvent plus dès lors agir sans demander l’accord aux deux parents. En cas de blocage, le juge aux affaires familiales tranchera les questions importantes (choix de l’école, baptême, circoncision…) et proposera une médiation pour régler les questions usuelles (régime alimentaire, âge minimum pour avoir un téléphone portable…).

    Imposer sa loi

    Les parents décident donc ensemble du choix de l’école et de l’éducation qu’ils veulent donner à leurs enfants ou du type de soins à leur apporter (sauf urgence médicale où les médecins peuvent intervenir même sans l’accord des parents). Jusqu’où s’étendent leurs prérogatives ? Peuvent-ils être d’accord entre eux mais en désaccord avec l’enfant ? Et qui a alors le dernier mot ? Évidemment, l’âge et la maturité de l’enfant seront déterminants. Mais sa voix compte et un juge la prendrait en considération si la question venait jusqu’à lui. Par exemple, si les parents doivent donner leur accord à une interruption volontaire de grossesse pour leur fille mineure, ils ne peuvent en aucun cas la lui imposer.


    La loi considère que les parents sont les mieux à même de savoir ce qui est bon pour leur(s) enfant(s) et trouver des solutions et des consensus, toujours dans l’intérêt de l’enfant. Si faire appel à un juge reste une option, elle est à éviter autant que possible : d’abord parce que les juges n’aiment pas statuer sur des sujets aussi personnels qu’aléatoires, mais surtout parce que les décisions rendues cristallisent souvent les dissensions plutôt que de les apaiser. C’est là que le recours aux modes amiables de résolution des différends (MARD) prend tout son sens, que ce soit la médiation familiale ou le processus collaboratif.

  • L’épreuve psychologique de la séparation, par Christèle ALBARET

    L’épreuve psychologique de la séparation, par Christèle ALBARET

    Rencontre avec…

    Pour satisfaire à notre engagement de conseil auprès de nos clients, nous collaborons avec des professionnels dont le travail nous permet d’enrichir et de faire évoluer notre pratique. Avec cette nouvelle rubrique, nous vous proposons d’aller à la rencontre de certains d’entre eux.

    Expert en psychologie, coaching et socio-sexologie, Christèle Albaret partage son temps entre les consultations à son cabinet privé et des interventions médias, elle collabore notamment avec Faustine Bollaert sur France 2 dans l’émission « ça commence aujourd’hui ».

    Une séparation, est une épreuve psychologique avant d’être une épreuve juridique. Qu’est-ce qui se joue pour les personnes qui se séparent ?

    Ce qui se joue en premier : la peur 

    La peur de ne plus pouvoir aimer, la peur de ne plus pouvoir se reconstruire, la peur d’être abandonné, la peur d’être rejeté, la peur de perdre le lien avec ses enfants, la peur de ne pas s’en sortir financièrement, la peur de perdre ses habitudes, la peur d’imaginer son partenaire mieux sans soi…

    Les couples qui se séparent vont chacun traverser leurs peurs d’une façon qui leur est propre, en fonction de leur histoire de vie, de leur héritage du passé (ex : couples ayant eux même vécu la séparation de leurs propres parents), de leurs croyances mais aussi de leur personnalité et de la façon dont les conflits précédant la décision de la séparation du couple a plus ou moins abimé l’un ou l’autre ou les deux.

    Tant que le sentiment de peur est en phase « haute » (à son pic), la personne est en mode « mécanisme de défense » et va fonctionner en mode réflexe pour essayer de se protéger. Certains utilisent l’attaque, d’autres la fuite ou la résignation, d’autres encore vont essayer de naviguer en eaux troubles. Ces mécanismes ne sont pas calculés, ils résultent des priorités de notre cerveau pour tenter de faire face à une situation vécue comme un danger et donc de calmer la peur.

    Ce qui se joue en parallèle : la frustration, la colère pour certains et la culpabilité pour d’autres mais aussi le soulagement.

    La frustration et la colère sont souvent les conséquences de ce qui a été accumulé comme ressentiments dans les derniers mois, voire les années précédant la séparation. Elles sont le signe d’un besoin insatisfait ; ce besoin est propre à chacun : besoin d’attention, besoin de confiance, besoin de sécurité, besoin de reconnaissance, besoin de respect, besoin de considération, besoin d’amour, besoin de fidélité… Lors de la séparation, ces besoins insatisfaits et le sentiment associé sont en première ligne sur le banc des reproches.

    La culpabilité interroge la morale, les valeurs, l’engagement qui peuvent être mis à mal lors de la séparation (je m’étais engagée pour la vie, j’ai failli, que vont penser de moi mes enfants, ma famille ?). Elle peut parfois inhiber ou modifier les prises de décision à opérer dans le cadre de la séparation.

    Le soulagement, enfin, est le signe que l’on pose des actes, que l’on agit dans le présent sur le passé pour se construire un nouveau chapitre de vie, une forme de point de départ pour un chemin de résilience qui s’offre. C’est aussi le passage pour tenter d’enterrer la hache de guerre, en donnant du sens à la séparation.

    Une séparation engage un processus de changement dans la vie des deux personnes qui composent le couple. Il s’agit d’engager un processus de deuil du couple que l’on était et de la personne que j’étais dans ce couple pour construire un nouveau départ. C’est le deuil du passé pour construire un nouveau présent.

    Ce processus de deuil est inéluctable et chacun passera les différentes étapes à son propre rythme. Cela peut être plus long pour certains que pour d’autres. Parfois un travail d’accompagnement thérapeutique est nécessaire pour passer cette épreuve et permettre une pleine résilience.

    Qu’est-ce que la justice peut/doit leur apporter ? Doit-elle, selon vous, prendre en compte la dimension psychologique ?

    L’avocat ne peut ignorer la dimension psychologique de son client au risque de passer à côté de ses besoins. Pour lui offrir le meilleur service et conseil, l’avocat ou le professionnel de justice doit donc être dans une « écoute active » permettant au client de formuler ses besoins. Quand je parle d’écoute active, il s’agit de traduire le sentiment de colère, de peur, de blessure, de plainte ou de reproche en besoin. Par exemple, « il m’a trompé, je veux lui faire payer », n’est pas un besoin, mais l’expression d’une blessure. Le besoin c’est celui d’obtenir réparation. La valeur ajoutée de l’avocat est donc d’arriver à traduire le « vrai besoin » de son client.

    En permettant dans un premier temps à son client de déposer son ressenti, il lui permet d’avancer ensuite avec plus de facilité et d’efficacité sur des éléments plus rationnels du dossier.

    A contrario, il n’est pas du ressort de l’avocat ou du professionnel de justice de prendre en compte la dimension psychologique de son client dans le sens du « soin ». Pour cela, quand il sent son client particulièrement envahi émotionnellement, il conseille généralement de réaliser un travail thérapeutique en parallèle, de façon à permettre au client de prendre un peu de distance sur les évènements quand il est dans le cabinet de l’avocat, ce qui lui permet de se concentrer plus sur ses besoins dans le cadre de la séparation avec la bonne mise à distance émotionnelle.

    Nous avons parlé, dans une précédente chronique, de la notion d’altérité, de la nécessité de prendre en compte l’autre et ses besoins. Une aide psychologique peut-elle être bénéfique ou nécessaire ?

    Une aide psychologique peut être extrêmement bénéfique que ce soit en suivi individuel ou même dans le cadre d’une thérapie de couple. La thérapie de couple permet pour certains de redonner les clés pour reconstruire son couple et vivre mieux ensemble. Dans le cadre d’une séparation, engager un travail de thérapie de couple en séparation permet de donner du sens à la séparation, et donc de se quitter avec beaucoup plus de sérénité et moins de peur, ce qui évite beaucoup d’effets secondaires : manipulation, jeux de pouvoir, enfants pris en étau …

    Dans tous les cas, une aide psychologique permet de réaliser le processus de deuil dû à la séparation de façon souvent plus rapide et surtout de façon plus équilibrante, en évitant un maximum de cicatrice.

    Que pensez-vous des approches non contentieuses telles que les modes amiables de règlement des différends (MARD)? Le cabinet Nolwenn Leroux pratique le processus collaboratif. Est-ce une réponse intéressante selon vous ?

    En qualité de thérapeute, que ce soit en thérapie individuelle ou de couple, ayant pour objet une séparation, je constate depuis plusieurs années les effets bénéfiques du processus collaboratif et je le recommande à mes patients lorsque la séparation est leur décision.

    Le processus collaboratif rejoint pleinement notre démarche thérapeutique visant à trouver les moyens d’une résolution ou les besoins de chacun sont pris en compte et respecté. Le processus collaboratif favorise un processus de deuil salutaire et la résilience.