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  • Une succession à l’amiable : ça se passe comment ?

    Une succession à l’amiable : ça se passe comment ?

    Si quand vous entendez le mot « succession », vous avez tout de suite l’image du notaire jetant l’éponge devant des héritiers qui se disputent, rassurez-vous une succession peut parfaitement se régler à l’amiable. Même les successions complexes peuvent se solder par un accord amiable, ce qui permet de s’épargner des années de procédure et des frais très importants. Comment se déroule une succession à l’amiable ?

    La règle d’or pour réussir une succession à l’amiable : ne pas attendre que la situation s’envenime

    Bien souvent le réflexe est d’aller voir un avocat quand la succession s’est enlisée, que les parties sont agacées, crispées, que le notaire n’en peut plus, que le dialogue est rompu, et qu’il n’y a plus qu’à saisir le tribunal. C’est hélas, bien souvent, trop tard !

    L’idéal est de se faire conseiller le plus tôt possible, d’autant que le règlement d’une succession n’est pas une chose facile : il y a de multiples notions compliquées (quotité disponible, réserve héréditaire, rapport successoral, donation en avancement d’hoirie ou par préciput et hors part successorale, etc.) et des enjeux dont on ne maitrise pas aisément les conséquences. Ne serait-ce que pour bien comprendre ce qui va se passer, aller voir un avocat ou un autre notaire que celui en charge de la succession, un notaire conseil, est un bon réflexe.

    Dans une succession, les problématiques de droit ne sont pas toujours simples, mais ce n’est pas ce qui rend une succession compliquée. Au moment d’une succession, toutes les rancœurs du passé enfouies jusqu’alors ressortent, les blessures d’antan ressurgissent. Elles deviennent alors des questions de principe et tournent au règlement de compte avec les autres héritiers.

    Comment un accord est-il possible ? Tout d’abord, parce que dans un cadre amiable, on peut accueillir ces ressentis et éviter qu’ils ne viennent trop interférer avec le règlement de la succession, en pratiquant la négociation raisonnée par exemple. L’amiable permet en outre de trouver des solutions sur-mesure et adaptées afin d’éviter la rudesse d’une vente à la bougie d’un bien immobilier ou d’un tirage au sort de meubles.

    A lire aussi : Les 10 règles pour réussir une négociation

    A voir : Négocier : qui perd, qui gagne ?

    Si les héritiers sont motivés pour travailler sur leurs relations, on peut aussi envisager de faire une médiation familiale où chacun va pouvoir « vider son sac ».

    Régler une succession à l’amiable répond à une autre motivation et non des moindres : le coût. Trouver une solution qui emporte l’accord de tous est bien moins onéreuse qu’une procédure judiciaire qui durera plusieurs années et où chacun aura son avocat et où il y aura des experts nommés…

    Se faire conseiller dès le début du règlement d’une succession, aller voir un avocat ou un notaire conseil, n’est pas la certitude de trouver une issue amiable, mais c’est se donner une chance d’y parvenir.

    D’autant que pour pouvoir saisir le tribunal pour lui demander de trancher le litige, il faudra préalablement justifier d’avoir fait des tentatives de règlement amiable (article 1360 du code procédure civile). Une raison de plus pour ne pas s’en priver !

     

    Et quand le tribunal est saisi, est-ce trop tard pour trouver une issue amiable à la succession ?

    Non, mais c’est plus compliqué, parce les parties se sont chacune renfermées sur leurs positions. Elles attendent que « le juge tranche » et que « justice soit faite ». En réalité, bien souvent, le juge essaie de les envoyer en médiation avant de se plonger dans le dossier et de rendre une décision.

    C’est donc une médiation imposée, à la laquelle chacun se sent obligé d’aller, sans grande conviction, pour ne pas être taxé d’être celui qui refuse d’y aller et de jouer le jeu. On ne peut pas dire qu’une telle médiation parte sous les meilleurs auspices. Tout dépendra du talent du médiateur et du degré d’engagement des parties. En réalité, il est rare qu’à ce stade, la médiation aboutisse et qu’un accord soit trouvé.

    C’est plus tard dans la procédure, quand les héritiers comprennent qu’elle va prendre des années (oui des années !) et qu’ils commencent à avoir déjà dépensé beaucoup d’argent pour une décision qui comporte un grand degré d’aléa, que l’on peut espérer rassoir tout le monde autour d’une table et trouver un accord.

    Cependant un tel accord se fait souvent plus dans la douleur et est moins satisfaisant que si on l’avait trouvé plus tôt. Ce cheminement est toutefois parfois nécessaire et il ne faut pas oublier que, dans une succession, il y a souvent plusieurs héritiers et qu’il est difficile voire impossible qu’ils soient tous au diapason au même moment.

  • Procédures amiables et avocat : est-ce compatible ?

    Procédures amiables et avocat : est-ce compatible ?

    La réponse est indubitablement OUI ! Et pourtant, pour un grand nombre de justiciables, l’avocat est un guerrier en robe noire, familier des effets de manche, ayant le verbe haut… comme une gravure de Daumier. Cette image n’est plus vraie depuis que les pouvoirs publics enjoignent de plus en plus les justiciables à trouver des solutions amiables pour désengorger le système judiciaire à bout de souffle. Aujourd’hui l’avocat en droit de la famille est un avocat qui privilégiera les procédures amiables, si ce n’est dans la majorité de sa pratique – comme notre cabinet – au moins une partie du temps. Le temps des accords a sonné.

    Devant les tribunaux, les procédures amiables ont l’avantage

    Précisons que les procédures amiables concernent tous les champs du droit de la famille.. Les procédures amiables sont avantagées par rapport aux autres procédures qui sont souvent longues, compte tenu de l’engorgement des tribunaux. Dans ces procédures amiables, l’avocat est l’acteur majeur sans qui celles-ci ne seraient pas possibles.

    La tendance actuelle est d’enjoindre les parties à se rapprocher avant de saisir le juge et de ne le faire que si elles n’y sont pas parvenues. C’est pour cela que les tribunaux envoient de plus en plus les parties en médiation familiale avant même l’audience. Et à l’avenir, cela va encore se renforcer, rendant le recours au juge exceptionnel.

    La procédure participative permet aussi de gagner du temps dans les procédures judiciaires. Si la procédure se tient préalablement à l’introduction de la procédure, elle permet d’avoir une date d’audience plus rapide pour qu’un juge tranche les points de désaccord subsistants. Si elle se tient durant la procédure (procédure participative de mise en état), le tempo des avancées est fixé par les avocats, ce qui évite de subir un calendrier fixé par le tribunal qui est inévitablement long.

    Le summum de l’avantage de l’amiable est quand on peut se passer totalement du juge. C’est le cas du divorce par consentement mutuel, qui est le nom officiel du divorce amiable, et qui se passe sans juge mais par acte sous signature privée contresigné par avocats. Dans ce cas, les époux ont la maîtrise de l’avancée de leur dossier et ne sont en aucun cas tributaires des aléas judicaires.

    Différents sujets peuvent trouver des résolutions amiables et l’intervention du juge reste très succincte. Ainsi quand un accord a été trouvé sur les modalités relatives aux enfants et qu’il s’agit de le faire seulement homologuer par le juge (pour lui donner force de décision de justice) – ce qu’on appelle une convention parentale – il n’y a bien souvent plus d’audience et le juge étudie le dossier et homologue la convention sans recevoir les parents. L’audience est maintenue quand le juge a des questions. La convention parentale homologuée est retournée par courrier.

    Un avocat en procédure amiable est plus performant

    Un avocat amiable est bien plus performant quand il pratique un mode amiable de résolution des différends (MARD). Cela implique qu’il se soit formé préalablement. Attention donc à bien vérifier ce point avant de choisir son avocat. Les modes amiables sont des outils formidables qu’il faut bien maîtriser pour parvenir à des accords plus facilement.

    Les modes amiables c’est quoi ?

    Quel que soit le mode, il s’agit toujours de chercher à gérer le conflit pour éviter de saisir un juge et de de finalement s’en remettre à sa décision, qu’elle vous plaise ou non. D’ailleurs, bien souvent, une décision judiciaire ne résout pas le conflit mais tranche seulement le différend qui opposait les parties. Le conflit perdure voire même est exacerbé…

    Pour trouver un accord, il faut que les parties regardent dans la même direction et ait envie de trouver une solution négociée et équilibrée.

    Pour en savoir plus, lire la fiche : les 10 règles pour réussir une négociation

    Les modes amiables permettent d’accompagner les parties sur ce chemin jusqu’à l’accord. Il ne s’agit pas d’une thérapie ou d’une tentative de réconciliation, mais bien de trouver les points d’accord, les points de rencontre qui vont permettre d’élaborer une résolution satisfaisante pour tout le monde. Un divorce amiable reste un divorce.

    Parfois le nœud du problème est la communication. Dans ce cas, une médiation familiale menée par un médiateur familial permet de travailler sur ce point et de renouer le dialogue, essentiel pour avancer.

    Parfois, il faudra un cadre sécurisant et sécurisé qui permette d’avancer pas à pas, en purgeant le passé, en regardant vers l’avenir, en travaillant sur les intérêts besoins et préoccupations de chacun pour parvenir à un accord équilibré et surtout pérenne : c’est le droit collaboratif (appelé aussi processus collaboratif).

    En tout état de cause, il est certain, qu’il faut négocier en prenant en compte l’autre, en travaillant sur ce qui est important pour chacune des parties, sinon on ne parviendra pas à un bon accord qui permettra de tourner une page et passer à autre chose. Il faut laisser de côté les bonnes vieilles méthodes de négociations de marchand de tapis ou autres techniques déloyales pour faire pression sur l’autre dans le but de le faire céder. C’est ce qu’on appelle la négociation raisonnée.

    Pour en savoir plus, lire la fiche : Négocier perdre ou gagner ?

     

    L’avocat maître d’œuvre des procédures amiables

    C’est l’avocat qui met en œuvre le processus amiable et le mène de bout en bout. Avec l’avocat de l’autre partie, il va mener les pourparlers et rédiger les actes qui seront nécessaires pour finaliser l’accord trouvé. Il est aussi le garant de l’équilibre de l’accord. C’est-à-dire qu’il va faire son travail de conseil pour que son client comprenne les tenants et les aboutissants notamment juridiques, mais il va aussi jouer un rôle de négociateur. L’avocat en procédure amiable ne plaide pas le dossier de son client : il le négocie. Et là, il y a de nombreuses manières de le faire selon le degré d’implication que veut avoir le client : il peut s’en remettre totalement à son avocat, ou préférer que son avocat l’assiste et soit à ses côtés dans la négociation à laquelle il voudra être partie prenante, etc.

    Le rôle de l’avocat dépend du mode amiable choisi. Il est accompagnant dans le cadre d’une médiation familiale, mais il est aux manettes dans le droit collaboratif, la négociation raisonnée ou la procédure participative. Il conseille, il aide, il accompagne et enfin, quand l’accord est trouvé, il rédige l’accord et le fait homologuer si nécessaire.

    Aujourd’hui, l’amiable est inévitablement dans la palette de l’avocat en droit de la famille. Le recours à l’amiable est essentiel dans l’intérêt des familles. Travailler avec un avocat qui privilégie une procédure amiable permet souvent de ne pas mettre de l’huile sur le feu du conflit. Il peut même parfois aider à l’apaiser. Cela étant dit, ce n’est pas pour autant une partie de plaisir ou la panacée universelle. Se lancer dans une procédure amiable et surtout, parvenir à un accord, implique de l’engagement de tous les acteurs : parties et avocats. Un avocat ne peut y croire seul. Il n’est ni magicien, ni devin.

  • Une séparation à l’amiable : ça se passe comment ?

    Une séparation à l’amiable : ça se passe comment ?

    Comment se séparer à l’amiable ? 

    Vous envisagez une séparation à l’amiable ? Que vous soyez pacsés ou en concubinage et que vous vous sépariez, il est toujours préférable, quand cela est possible, de privilégier une procédure sans juge. 

    La séparation à l’amiable permet d’éviter les procédures judiciaires longues, coûteuses et émotionnellement éprouvantes. En effet, avec un accompagnement juridique adapté, il est possible de se séparer dans un cadre apaisé, sécurisé et sur mesure.

     

    Pourquoi choisir la séparation à l’amiable ?

    La séparation à l’amiable repose sur un principe simple : organiser la rupture sans entrer en conflit. Elle permet aux ex-partenaires de fixer eux-mêmes les règles de leur séparation : résidence et périodes d’hébergement (résidence alternée, droit de visite et d’hébergement, etc.) des enfants, contribution aux frais d’entretien et d’éducation des enfants (pension alimentaire, prise en charge des frais), partage des biens, sort du logement commun, liquidation du régime matrimonial si besoin.

    Pour y parvenir, il est possible de recourir à la négociation raisonnée ou à un mode amiable de résolution des différends (MARD), comme la médiation, la procédure participative ou encore le droit collaboratif. 

    En cas de séparation à l’amiable, les accords sur les enfants peuvent être formalisés dans une convention parentale, soumise à l’homologation du juge aux affaires familiales. Si la séparation implique un bien immobilier, un acte notarié appelé état liquidatif sera sûrement nécessaire.

     

    Se séparer à l’amiable : quelles étapes ?

     

    Agir tôt 

    Consulter un avocat en droit de la famille dès que la séparation se profile est fortement recommandé. Cela permet d’identifier les enjeux, de comprendre les démarches administratives à prévoir et d’éviter que la situation ne se détériore.

    Au cabinet Soa, nous savons qu’un bon accord se prépare.Nous analysons votre situation juridique, identifions les points sensibles et vous proposons un cadre de discussion adapté.

     

    Mener des pourparlers efficaces

    La réussite d’une séparation sans conflit repose sur une négociation amiable structurée. Elle peut prendre plusieurs formes : discussions entre les avocats, réunions à quatre avec les parties, recours à une procédure participative, à un processus collaboratif ou à une médiation familiale.

    L’objectif est d’aboutir à un accord durable, équitable, qui tient compte des intérêts de chacun.

     

    Séparation à l’amiable : que faut-il régler ?

     

    En l’absence d’enfant et de bien immobilier

    Même sans enfant ni bien immobilier, certains points sensibles doivent être anticipés : le sort du bail d’habitation (résiliation, transfert…), la répartition des meubles et objets, la gestion des comptes bancaires communs (ou utilisés en commun), ou encore des dettes contractées ensemble.

    Un avocat peut vous conseiller, anticiper les risques juridiques et vous aider à éviter tout litige futur.

     

    En présence d’enfants ou de biens

    En présence d’enfants, plusieurs aspects doivent être abordés :

     

    • l’organisation de leur résidence (résidence habituelle ou alternée égalitaire ou non) en tenant compte des lieux de vie envisagés ;
    • les droits de visite et d’hébergement du parent chez qui les enfants ne résident pas ;
    • la fixation d’une contribution aux frais d’entretien et d’éducation des enfants qui peut prendre différentes formes comme une pension alimentaire, calculée selon les revenus et les périodes d’hébergement et/ou une prise en charge de certains frais.

     

    Lorsque le couple est propriétaire d’un bien immobilier, le devenir de ce logement doit également être réglé au moyen d’une vente, d’une attribution à l’un des partenaires ou d’un maintien en indivision. Le recours à un notaire est alors nécessaire. 

    Par ailleurs, une coordination avec la banque est parfois nécessaire pour une désolidarisation de crédit ou un financement de soulte.

    Toutes les mesures convenues relatives aux enfants sont ensuite formalisées dans une convention parentale  qu’il vaut mieux faire homologuer par le juge. Les autres points seront repris dans un protocole d’accord ou un pacte de famille.

     

    Quels sont les avantages d’une séparation à l’amiable ?

    Choisir la séparation à l’amiable, c’est opter pour une solution plus sereine, plus rapide et souvent moins coûteuse. En évitant l’affrontement judiciaire, les ex-partenaires peuvent construire ensemble un accord équilibré, dans le respect des besoins de chacun.

    Ce type de séparation présente plusieurs atouts concrets :

    • une procédure allégée, souvent sans audience, qui limite les tensions et l’exposition devant le juge ;
    • des délais raccourcis : quelques semaines à quelques mois, selon la réactivité des parties et la complexité des accords ;
    • un coût global maîtrisé, bien inférieur à celui d’un contentieux judiciaire, en l’occurrence deux : un pour les enfants et un pour les biens ;
    • une optimisation des solutions pour qu’elles soient parfaitement adaptées à la situation des ex-partenaires ;
    • une grande souplesse organisationnelle, notamment dans la fixation de la résidence des enfants ou la répartition des biens ;
    • une meilleure acceptation des décisions prises, car elles sont construites par les parties elles-mêmes ;
    • une confidentialité préservée et un climat de respect mutuel encouragé tout au long du processus.

     

    Ajoutons enfin que l’accompagnement par un avocat permet de sécuriser juridiquement chaque point de l’accord, tout en protégeant durablement les intérêts de chacun.

     

    Quel est le rôle de l’avocat dans une séparation amiable ?

    Un avocat pour séparation à l’amiable joue un rôle clé dans la réussite de la démarche. Il identifie vos droits et obligations, favorise les négociations, rédige les conventions nécessaires, prévoit les incidences fiscales et financières et veille à sécuriser juridiquement tous les accords conclus dans leur globalité.

    Il est préférable que chaque ex-partenaire ait son propre avocat. C’est bien plus efficace pour avancer dans des pourparlers, se sentir accompagné et avoir ses intérêts défendus.

    Si tous les points sont déjà validés, un seul avocat peut être mandaté pour rédiger l’acte, notamment la convention parentale. Dans ce cas, son rôle est assez limité car il est alors l’avocat des deux. 

     

    FAQ



    Le coût d’une séparation à l’amiable dépend de la complexité du dossier (enfants et/ou biens, complexité du patrimoine, conflit aigu entre les parties). Il reste bien inférieur à celui d’un contentieux (car il y a alors deux procédures: une pour les enfants et une pour les biens) . Il est possible de bénéficier de l’aide juridictionnelle si vous en remplissez les conditions.

    Être en conflit ne signifie pas qu’aucun accord n’est possible. , Tout dépendra de la volonté des parties de trouver ou non un accord. Les avocats, s’ils sont formés à la négociation, pourront aider les parties à trouver un accord ou pourront recourir à une médiation, un processus collaboratif ou à une procédure participative. Si aucun accord n’est trouvé, une ou plusieurs procédures judiciaires seront alors nécessaires.

    Il s’agit d’un acte qui détaille le partage des biens détenus ensemble également appelés biens indivis. Il est obligatoirement fait par notaire si un bien immobilier est concerné.

    Le coût d’une séparation à l’amiable dépend de la complexité du dossier (enfants et/ou biens, complexité du patrimoine, conflit aigu entre les parties). Il reste bien inférieur à celui d’un contentieux (car il y a alors deux procédures: une pour les enfants et une pour les biens) . Il est possible de bénéficier de l’aide juridictionnelle si vous en remplissez les conditions.

    Être en conflit ne signifie pas qu’aucun accord n’est possible. , Tout dépendra de la volonté des parties de trouver ou non un accord. Les avocats, s’ils sont formés à la négociation, pourront aider les parties à trouver un accord ou pourront recourir à une médiation, un processus collaboratif ou à une procédure participative. Si aucun accord n’est trouvé, une ou plusieurs procédures judiciaires seront alors nécessaires.

    Il s’agit d’un acte qui détaille le partage des biens détenus ensemble également appelés biens indivis. Il est obligatoirement fait par notaire si un bien immobilier est concerné.

    Vous envisagez une séparation à l’amiable ?
    Écoute, rigueur et efficacité sont nos maîtres-mots.

    Contactez-nous pour être accompagné.e dans cette démarche.


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  • Droit collaboratif : un mode amiable de résolution des différends

    Droit collaboratif : un mode amiable de résolution des différends

    Comment fonctionne le droit collaboratif ? 

    Vous souhaitez résoudre un conflit sans passer par une procédure judiciaire longue et conflictuelle ? Le droit collaboratif peut être la solution.

    Ce mode alternatif de règlement des conflits, encore assez mal connu, permet aux parties de parvenir à un accord en dehors du tribunal, en s’appuyant sur des principes tels la transparence, la confidentialité et des outils tels l’écoute active et la recherche des besoins.

    Accompagnés de leurs avocats formés impérativement au droit collaboratif, les justiciables construisent ensemble, dans un cadre sécurisé, une solution pérenne et sur mesure.

     

    Qu’est-ce que le droit collaboratif ?

    Créé dans les années 1990 par Stuart Webb, avocat du Minnesota, le droit collaboratif (ou collaborative law) s’est largement développé en Amérique du Nord avant d’arriver en France en 2006. Contrairement à ce que son nom peut laisser croire, il ne s’agit pas d’une branche du droit, mais bien d’un mode alternatif de règlement des conflits, fondé sur une méthodologie rigoureuse et un engagement contractuel fort.

    Le droit collaboratif est un processus structuré, qui repose en partie sur la négociation raisonnée. Chaque partie est assistée de son avocat, spécifiquement formé à ce mode de résolution des différends. C’est pour cela qu’on l’appelle aussi processus collaboratif.

    L’objectif : favoriser l’amiable, c’est-à-dire trouver une solution satisfaisante pour tous, dans un état d’esprit coopératif, sans recours au juge.

    Les participants s’engagent par contrat à :

    • négocier de bonne foi ; 
    • échanger de manière transparente ;
    • maintenir la confidentialité des discussions ; 
    • renoncer à saisir le juge pendant toute la durée du processus (obligation de retrait des avocats en cas d’échec).

     

    Comment fonctionne le processus collaboratif ?

    Le processus collaboratif est très structuré. Le travail se fait ensemble, lors de réunions entre les parties et leurs avocats, en présence d’un ordre du jour précis. Ces réunions sont animées selon des méthodes issues de la négociation raisonnée : écoute active, reformulation, gestion des émotions et identification des intérêts véritables de chacun. Cela permet de dépasser les positions rigides et de construire des solutions créatives.

    Le processus suit des étapes précises, encadrées par les avocats :

    Étape 1 – Le récit

    Lors d’une première réunion à quatre (les deux parties et leurs avocats), chacun partage son récit et explique la situation. C’est un moment essentiel pour poser les bases d’un dialogue respectueux et le cadre émotionnel du processus.

    Étape 2 – Identification des besoins et intérêts

    Chaque avocat travaille ensuite avec son client pour identifier ses intérêts profonds, ses besoins, ses préoccupations, ses valeurs et ses moteurs silencieux. Ces éléments sont ensuite partagés en réunion commune afin que chacun comprenne les attentes et les besoins de l’autre afin que l’accord final respecte ces intérêts mutuels.

    Étape 3 – Analyse objective de la situation et partage des informations

    Les avocats réalisent un audit complet de la situation des parties sur le plan juridique, financier, patrimonial et, si nécessaire, personnel ou relationnel. Les informations utiles sont partagées en toute transparence lors d’une réunion à quatre, afin que chacun ait une vision claire et commune de l’ensemble des enjeux.

    À cette étape, des experts extérieurs (notaire, expert-comptable, fiscaliste, psychologue, expert immobilier…) peuvent être associés au processus, afin d’apporter leur éclairage technique et d’aider à construire des solutions juridiquement et économiquement solides.

    En complément, une médiation familiale peut être proposée, lorsque cela s’avère pertinent pour faciliter le dialogue et apaiser les tensions.

    Étape 4 – Création d’options

    C’est le moment de la créativité. Ensemble, en réunion à quatre, les parties et leurs avocats imaginent un maximum d’options possibles, sans limite a priori. Le but : ouvrir le champ des possibles et envisager toutes les solutions envisageables.

    Étape 5 – Élaboration des offres

    En binôme avocat/client, chaque partie trie les options et construit trois offres cohérentes et équilibrées, qui répondent aux besoins des deux parties. Lors de la réunion suivante, les six offres sont présentées. Il est fréquent qu’une convergence apparaisse naturellement. Si ce n’est pas le cas, une septième offre commune sera co-construite en séance.

    Étape 6 – Rédaction de l’accord

    Une fois l’accord trouvé, les avocats rédigent le protocole d’accord. Celui-ci peut, le cas échéant, être homologué par le juge afin de lui conférer force exécutoire.

    Pour quels types de litiges ?

    Le droit collaboratif est particulièrement indiqué dans les situations où les relations humaines doivent être préservées malgré le conflit. Ainsi, il est ainsi fréquemment utilisé pour :

    • les séparations : divorce, rupture de PACS ou de concubinage ;
    • les litiges qui concernent les enfants (résidence, autorité parentale, etc.) ;
    • les successions ou les liquidations de régime matrimonial ;
    • les différends entre associés ou partenaires professionnels.

     

    Pourquoi choisir un avocat formé en droit collaboratif ?

    Faire appel à un avocat en droit collaboratif, c’est bénéficier :

    • d’un accompagnement sécurisé, loyal, respectueux et responsabilisant  ; 
    • d’une approche centrée sur les besoins réels des parties ; 
    • d’un processus encadré, structuré et confidentiel ; 
    • d’une solution durable, souvent mieux respectée que celles imposées par un juge.

     

    Droit collaboratif, médiation ou procédure participative : quelles différences ?

     

    Critères

    Droit collaboratif

    Médiation

    Procédure participative

    Présence des avocats

    Obligatoire

    Facultative

    Obligatoire

    Encadrement juridique

    Contrat de participation

    Convention de médiation

    Convention de procédure participative

    Confidentialité

    Totale et contractuelle

    Totale

    Relative (hors pièces communicables en justice)

    Recours au juge

    Exclu pendant le processus

    Possible à tout moment

    Prévu à l’issue si échec

    Formation spécifique obligatoire des avocats

    Oui

    Non 

    Non

    Obligation de retrait des avocats en cas d’échec

    Oui

    Non

    Non

    Statut du processus

    Mode amiable autonome

    Mode amiable autonome

    Procédure précontentieuse

    Objectif principal

    Accord pérenne et global

    Rétablissement du lien, compromis

    Règlement partiel avec accès facilité au juge (sauf en cas de divorce) ou total 

    Rôle des tiers

    Experts à la demande

    Médiateur neutre

    Aucun tiers requis mais possible

     

    Ces trois approches sont différentes et peuvent être complémentaires. Elles doivent être choisies en fonction de la nature du conflit, des attentes des parties et de leur volonté de coopération.

     

    Combien de temps dure un processus collaboratif ?

    Le nombre de réunions dépend des enjeux en présence, mais il faut généralement compter entre 6 et 8 séances réparties sur 2 à 8 mois. Le processus collaboratif reste, dans la plupart des cas, plus rapide qu’une procédure judiciaire.

     

    Le processus collaboratif est-il plus coûteux qu’une procédure contentieuse ?

    Le coût varie selon la complexité du dossier et le nombre de réunions nécessaires. Il peut être légèrement plus élevé qu’une négociation traditionnelle, car les échanges sont approfondis et mieux préparés. Toutefois, en évitant les procédures judiciaires longues et les contentieux postérieurs à l’accord, le processus collaboratif représente souvent un investissement rentable à long terme.

     

    Quels sont les avantages du droit collaboratif ?

    Avec le droit collaboratif, les personnes restent pleinement actrices de leur processus. Elles conservent la maîtrise des décisions, évitent l’aléa judiciaire et sortent d’une logique de rapport de force. Le processus permet aussi de traiter les causes profondes du conflit, ce qui réduit considérablement les risques de litiges ultérieurs.

    • Temps maîtrisé : le processus dure généralement quelques mois, sans dépendre d’un calendrier judiciaire.
    • Coût encadré : chaque avocat fixe librement ses honoraires, mais les frais sont souvent inférieurs à ceux d’une procédure judiciaire longue.
    • Taux de succès élevé : plus de 85 % des dossiers aboutissent à un accord.
    • Préservation des relations : les échanges respectueux favorisent une meilleure communication, notamment en cas de coparentalité ou de conflit familial.
    • Suspension conventionnelle de la prescription : si les parties le prévoient expressément dans leur contrat de participation, afin de sécuriser les échanges.

    FAQ





    Non. Le contrat de participation au processus collaboratif inclut une clause d’obligation de retrait : en cas d’échec, les avocats qui ont participé aux négociations ne peuvent pas poursuivre leur mission devant le juge. Cela garantit la confidentialité et la liberté de parole pendant les réunions.

    Oui. Bien que la négociation se déroule en dehors du cadre judiciaire, les accords conclus peuvent être homologués par un juge, ce qui leur donne la même valeur qu’un jugement.

    Le processus collaboratif repose sur un cadre contractuel très structuré, une formation spécifique des avocats et des règles éthiques strictes : transparence, loyauté, confidentialité renforcée. Il ne s’agit pas d’une simple discussion entre conseils, mais d’une méthode participative et raisonnée.

    Oui. Des experts extérieurs (notaire, psychologue, comptable, fiscaliste, médiateur, etc.) peuvent intervenir ponctuellement pour éclairer les échanges ou mener des processus parallèles comme pour la médiation. Leur rôle est consultatif et leur présence est validée par les deux parties.

    Oui, à condition que les deux parties aient réellement envie de trouver un accord en dépit de leur différend et qu’elles soient disposées à s’engager de bonne foi. Le processus collaboratif permet d’apaiser les conflits en traitant aussi les dimensions émotionnelles et relationnelles du litige, souvent à l’origine des blocages.

     

    Vous souhaitez explorer le droit collaboratif ? Notre cabinet vous accompagne dans cette démarche avec des avocats formés au processus collaboratif, engagés dans une approche constructive et respectueuse.

    Prenez rendez-vous pour une première consultation et découvrez si le droit collaboratif est adapté à votre situation.

    Non. Le contrat de participation au processus collaboratif inclut une clause d’obligation de retrait : en cas d’échec, les avocats qui ont participé aux négociations ne peuvent pas poursuivre leur mission devant le juge. Cela garantit la confidentialité et la liberté de parole pendant les réunions.

    Oui. Bien que la négociation se déroule en dehors du cadre judiciaire, les accords conclus peuvent être homologués par un juge, ce qui leur donne la même valeur qu’un jugement.

    Le processus collaboratif repose sur un cadre contractuel très structuré, une formation spécifique des avocats et des règles éthiques strictes : transparence, loyauté, confidentialité renforcée. Il ne s’agit pas d’une simple discussion entre conseils, mais d’une méthode participative et raisonnée.

    Oui. Des experts extérieurs (notaire, psychologue, comptable, fiscaliste, médiateur, etc.) peuvent intervenir ponctuellement pour éclairer les échanges ou mener des processus parallèles comme pour la médiation. Leur rôle est consultatif et leur présence est validée par les deux parties.

    Oui, à condition que les deux parties aient réellement envie de trouver un accord en dépit de leur différend et qu’elles soient disposées à s’engager de bonne foi. Le processus collaboratif permet d’apaiser les conflits en traitant aussi les dimensions émotionnelles et relationnelles du litige, souvent à l’origine des blocages.

     

    Vous souhaitez explorer le droit collaboratif ? Notre cabinet vous accompagne dans cette démarche avec des avocats formés au processus collaboratif, engagés dans une approche constructive et respectueuse.

    Prenez rendez-vous pour une première consultation et découvrez si le droit collaboratif est adapté à votre situation.

  • Divorce par consentement mutuel : le guide pratique pour une séparation sereine

    Divorce par consentement mutuel : le guide pratique pour une séparation sereine

    Le divorce par consentement mutuel est communément appelé « divorce amiable ». Contrairement aux procédures conflictuelles devant un tribunal, cette approche permet aux époux de divorcer rapidement et en douceur. Cependant, dans certaines situations, notamment en cas de conflits graves, le divorce judiciaire reste incontournable.

    Découvrons ensemble les spécificités du divorce par consentement mutuel, ses avantages, ses prérequis et les étapes clés de cette procédure désormais contractuelle.

    Qu’est-ce qu’un divorce amiable aujourd’hui ?

    Une procédure simplifiée hors tribunaux

    Depuis janvier 2017, grâce à la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel ne nécessite plus l’intervention systématique d’un juge. Il s’agit désormais d’un acte privé, rédigé et signé par les avocats respectifs des époux, puis déposé chez un notaire. Cette démarche se matérialise par une « convention de divorce par consentement mutuel sous signature privée contresignée par avocats », garantissant la validité juridique de l’accord.

    Conditions indispensables pour divorcer à l’amiable

    Un accord total des époux

    Pour choisir cette voie, les conjoints doivent être d’accord non seulement sur le principe du divorce, mais aussi sur l’ensemble des points liés à leur séparation : partage des biens, prestation compensatoire, modalités concernant les enfants (autorité parentale, résidence, contributions financières), ou encore l’usage du nom après le divorce.

    L’obligation d’avoir deux avocats

    Chacun des époux doit impérativement être accompagné par son propre avocat. Cette exigence légale garantit une représentation équitable et la protection des intérêts respectifs.

    Quels sont les bénéfices du DCM pour les époux ?

    Une procédure rapide

    Contrairement au divorce judiciaire, souvent ralenti par des expertises diverses et le calendrier surchargé des tribunaux, le divorce par consentement mutuel peut aboutir en seulement quelques mois. Et même si les pourparlers peuvent durer, il est évident qu’un dossier complexe trouvera une issue plus rapide que s‘il avait été au contentieux. Une fois la convention déposée chez le notaire, aucune procédure supplémentaire n’est nécessaire.

    Des coûts maîtrisés

    Moins de temps passé devant les tribunaux signifie des économies significatives sur les frais juridiques. Par ailleurs, la voie amiable permet souvent d’aboutir à un accord intelligent avec une optimisation du partage des biens et des frais qui vont avec. Un accord négocié et équilibré a de fortes chances de durer dans le temps, ce qui  évite des litiges coûteux après le divorce.

    Une séparation moins stressante

    Le divorce amiable réduit considérablement la charge émotionnelle et le stress liés à un conflit judiciaire prolongé. En effet, le coût moral d’un divorce judiciaire peut être important et épuisant. 

    Lorsque les époux ont des enfants, la voie amiable est particulièrement bénéfique, afin de préserver la relation entre eux dans l’intérêt des enfants.

    Le contrôle total des accords

    En divorçant par consentement mutuel, les époux sont les principaux acteurs des décisions prises. Avec l’accompagnement de leurs avocats, ils définissent eux-mêmes les termes de leur séparation, garantissant des accords justes et durables. Ceci est par ailleurs beaucoup plus satisfaisant qu’en décision imposée.

    Le rôle clé des avocats dans le divorce amiable

    Les avocats occupent une place centrale tout au long de la procédure, allant au-delà de simples formalités.

    Conseils et négociation

    Chaque avocat défend les intérêts de son client tout en favorisant le dialogue et les pourparlers entre les parties. Pour cela, ils utilisent souvent des méthodes telles que la négociation raisonnée ou le droit collaboratif. Ils peuvent également recourir à des médiateurs familiaux pour faciliter le dialogue et dépasser des points de blocage.

    Rédaction précise de la convention de divorce

    Les avocats rédigent un document clair et détaillé, prévenant ainsi tout risque de conflit futur. Ils s’occupent de la liquidation du régime matrimonial mais s’il y a des biens immobiliers, alors il faudra obligatoirement faire appel à un notaire. Il établira alors un état liquidatif qui sera annexé à la convention de divorce.

    Protection du consentement

    L’avocat veille à ce que son client donne un consentement éclairé et libre de toute pression, essentiel pour valider légalement la convention de divorce.

    Gestion administrative et juridique

    Les avocats prennent en charge l’ensemble des démarches administratives post-divorce, comme le dépôt de la convention chez le notaire et les formalités auprès des services d’état civil.

    Les étapes concrètes du divorce par consentement mutuel

    1. Consultation individuelle d’un avocat : chaque époux choisit et consulte son avocat personnellement.
    2. Phase de négociation : les avocats s’assurent que les conjoints souhaitent bien divorcer à l’amiable, puis rédigent la convention après avoir trouvé un accord sur tous les points nécessaires.
    3. Délai légal de réflexion : après réception de la convention, un délai obligatoire de 15 jours est observé, permettant à chacun de reconsidérer sa décision.
    4. Signature conjointe : une réunion est organisée en présence des deux époux et de leurs avocats respectifs pour signer officiellement la convention.
    5. Dépôt chez le notaire : la convention signée est déposée chez le notaire, qui vérifie sa conformité formelle et lui confère force exécutoire.
    6. Formalités administratives finales : transcription sur les actes d’état civil et actualisation des documents administratifs (livret de famille, pièce d’identité, actes hypothécaires).

     

    Le divorce par consentement mutuel représente une voie efficace, rapide et sereine pour les couples en mesure de dialoguer. Encore faut-il que la procédure soit rigoureusement sécurisée sur les plans juridique, patrimonial et familial.

    Le cabinet Soa accompagne ses clients à chaque étape du divorce amiable, avec une approche à la fois technique et humaine, afin de garantir un accord équilibré et juridiquement fiable.

    Dans cette logique d’accompagnement global, le cabinet propose également à ses clients l’accès au dispositif N Care, conçu pour soutenir les personnes qui traversent une séparation. Cet accompagnement complémentaire permet d’aborder le divorce dans toutes ses dimensions, au-delà du seul cadre juridique.

  • Droit de la famille et amiable : une histoire de bon sens

    Droit de la famille et amiable : une histoire de bon sens

    C’est en droit de la famille que les modes amiables se sont le plus développés, encouragés d’ailleurs par les juges et les pouvoirs publics. C’est en effet du bon sens de chercher à travailler l’amiable dans le domaine de la famille. Les procédures judiciaires sont rarement une partie de plaisir quand elles ne sont pas d’une rare violence : délais extrêmement longs, peu de temps accordé aux justiciables, décisions rarement ou peu motivées, etc. Le juge « tranche » le litige, mais sa décision ne résout pas nécessairement la situation. L’amiable ne cherche qu’une et unique chose : trouver la solution juridique à une situation humaine douloureuse.

    Le développement de l’amiable en droit de la famille

    Le constat

    Le traitement judiciaire des affaires familiales n’est pas satisfaisant, tant dans la gestion du conflit – qui bien souvent perdure et s’enkyste -, que par le volume d’affaires qu’il génère et des moyens qu’il nécessite.

    Avoir une décision judiciaire règle des questions juridiques et pose un cadre mais ne résout en rien le conflit. Lui, il perdure et se cristallise généralement sur les enfants. Les parents séparés pour lesquels le conflit n’est pas réglé se retrouvent alors avec une sorte « d’abonnement judiciaire » : régulièrement ils retournent chez le juge pour réviser une pension alimentaire, modifier la résidence des enfants, etc.

    Le fait est que le droit de la famille c’est d’abord une situation familiale de crise sur laquelle on plaque du droit. Croire qu’en faisant du droit ou en posant des solutions toutes faites à l’emporte-pièce sur un problème familial sans s’intéresser à la situation familiale, aux raisons de la crise, on va résoudre le problème, c’est se tromper totalement.

    Le droit de la famille est de l’humain avant d’être du droit. Si on veut faire du droit sans s’intéresser à l’humain, on s’est trompé de matière. Au cabinet, nous en sommes persuadées.

    Les professionnels du droit de la famille, notamment les avocats, ne sont pas pour autant des psychologues. Mais leur matière exige d’eux qu’ils prennent en compte la dimension humaine et émotionnelle avant d’ouvrir le code civil. C’est pourquoi, un avocat en droit de la famille doit avoir un degré d’écoute et d’attention sincère porté à son client et à ses problématiques. Tout passe par l’écoute pour s’intéresser et comprendre à la fois la situation familiale dans son ensemble et ce qui est vraiment important pour son client. On ne peut pas bien conseiller son client sans une compréhension générale de la situation et de ses enjeux.

    C’est pour cette raison qu’il a fallu développer d’autres outils pour aborder les situations familiales autrement et de manière plus satisfaisante.

    Le développement des modes amiables (MARD)

    C’est à la fin des années 1990 et au début des années 2000 que la médiation familiale se développe en France et qu’un diplôme d’état de médiateur familial voit le jour. Les débuts sont laborieux et on ne peut pas dire que les résultats sont au rendez-vous. Dans la foulée, arrive en France le processus collaboratif (aussi appelé droit collaboratif) qui commence à se développer, les avocats se formant à ce mode amiable qu’ils peuvent eux-mêmes mener de bout en bout.

    Mais il y a de la résistance face à ces « nouveaux » modes amiables. Et l’avocat en droit de la famille, s’il sait qu’il y a sûrement quelque chose à creuser dans cette voie, n’est pas tout à fait prêt à lâcher le prétoire et la robe pour se mettre autour d’une table et négocier.

    C’est dans ce cadre que la procédure participative voit le jour, sorte de compromis entre le côté procédural rassurant et l’innovation des modes amiables.

    Le changement de posture demande du temps, mais cette nouvelle vague de l’amiable, de la négociation et du « collaboratif » se développe aussi dans la société et les entreprises.

    Aujourd’hui, il est devenu culturel et ancré dans les pratiques des avocats en droit de la famille. Les avocats se sont formés et continuent de le faire pour être à même de mener des négociations ou un processus collaboratif, assister leur client en médiation, etc.

    A lire : Procédure amiable et avocat : est-ce compatible ?

    De l’amiable à une justice privative ?

    L’amiable ou comment redonner une place au justiciable

    Dans les processus amiables, quels qu’ils soient, le justiciable redevient acteur, du moins s’il le souhaite. Il ne s’efface que s’il en a envie et que c’est plus confortable pour lui. S’il veut redevenir acteur dans le processus amiable, il le pourra. C’est le rôle de l’avocat de le conseiller sur ce point, notamment en adoptant une attitude positive et constructive.

    L’idée n’est pas de profiter du processus amiable pour avoir une scène et régler ses comptes avec l’autre partie. L’idée est de coconstruire un accord sur-mesure et durable.

    Pour y arriver, l’engagement du justiciable est primordial, qu’il souhaite laisser son avocat en première ligne ou non. Car rien n’est possible si chaque partie ne joue pas le jeu, ne s’investit pas sincèrement dans le processus. Arriver à un accord pour se donner bonne conscience n’est pas un bon accord. Lorsque l’on pratique l’amiable en droit de la famille, il est essentiel de s’impliquer et de se donner les moyens de trouver une solution véritablement pérenne et acceptable. C’est vrai dans toute négociation et particulièrement pour le processus collaboratif et la médiation familiale.

    Ce rôle très actif du justiciable dans la procédure amiable en droit de la famille lui permet, en étant l’architecte de l’accord final, d’y trouver de la satisfaction. A l’inverse, l’insatisfaction est courante dans la procédure contentieuse : la décision du juge peut, au mieux, convenir à une des parties, et au pire, déplaire aux deux. D’où un conflit qui s’enkyste et des procédures qui s’enchaînent. Un accord amiable sera mieux accepté et donc mieux respecté. Plus durable aussi.

    Par ailleurs, le fait d’avoir réussi à trouver un consensus, évite d’abîmer la relation plus qu’elle n’est déjà – ce qui malheureusement toujours le cas en contentieux. La relation est préservée, parfois même une nouvelle communication est possible, ce qui est particulièrement important pour les parents qui ont des décisions à prendre ensemble pour les enfants durant de nombreuses années.

    Même le patrimoine est préservé car, au lieu de dissoudre la construction patrimoniale de la famille et de perdre l’argent qu’on y a investi, on peut trouver des solutions intelligentes et satisfaisantes.

    Le droit de la famille amiable : le risque d’une justice à 2 vitesses ?

    Si les avantages de l’amiable en droit de la famille sont nombreux, on peut se demander si favoriser l’amiable ne revient pas à favoriser une sorte de justice privative. Plus de juge, mais la loi des parties. Plus de tribunaux, mais des avocats, dont chaque partie paie les honoraires, qui négocient et rédigent les accords. Donc chaque justiciable paie sa justice en fonction de ses besoins au lieu que ce soit l’État qui prenne en charge la justice.

    Cela peut être une dérive qu’il faut éviter en s’assurant que chaque justiciable ait un accès équivalent à la justice et qu’il peut s’offrir les services d’un avocat que ce soit pour trouver un accord ou saisir un juge grâce à l’aide juridictionnelle.

  • Rentrée scolaire : frais partagés et bonnes pratiques pour parents séparés

    Rentrée scolaire : frais partagés et bonnes pratiques pour parents séparés

    En résumé

    • Les deux parents restent tenus de contribuer à l’entretien et à l’éducation de leur enfant (article 371-2 du Code civil).
    • Les frais de rentrée peuvent être inclus dans la pension alimentaire ou faire l’objet d’une répartition spécifique.
    • En résidence alternée, les dépenses se partagent souvent à parts égales ou au prorata des revenus.
    • Il est recommandé d’écrire les accords, de conserver les justificatifs et d’utiliser des outils de partage des dépenses.

     

    La rentrée scolaire constitue chaque année un moment clé pour les familles… et parfois une source de tensions pour les parents séparés. Entre fournitures, inscriptions, vêtements ou activités extrascolaires, la question de la répartition des frais peut rapidement devenir sensible.

    Pourtant, le cadre juridique est clair : la séparation des parents ne met pas fin à leur obligation commune de contribuer à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. Encore faut-il déterminer concrètement comment organiser cette contribution au moment de la rentrée.

    Quelles dépenses sont concernées ? Faut-il les intégrer dans la pension alimentaire ? Comment procéder en résidence alternée ? Et quelles bonnes pratiques permettent d’éviter les conflits ?

    Le cabinet Soa fait le point sur les règles applicables et les solutions concrètes pour aborder sereinement les frais de rentrée lorsque l’on est parent séparé.

     

    Le principe juridique : une obligation parentale partagée

    L’article 371-2 du Code civil pose un principe clair :

    « Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. »

    Cette règle s’applique quelle que soit la situation familiale (séparation, divorce, résidence alternée). En pratique, la contribution peut prendre la forme :

    • d’une pension alimentaire ;
    • d’une répartition directe de certaines dépenses (notamment scolaires ou extrascolaires).

     

    Les quatre méthodes possibles de répartition des frais

    Inclusion dans la pension alimentaire

    Le parent débiteur verse une pension mensuelle couvrant l’ensemble des frais ordinaires, y compris ceux de la rentrée (fournitures, inscriptions, vêtements…).

    📌 Avantage : simplicité et prévisibilité.
    ⚠️ Limite : ne tient pas toujours compte des variations de coût selon les années.

    Exemple : Sophie verse 400 € par mois à Marc pour leur fille Léa. Marc utilise cette somme, complétée par sa contribution propre, pour financer la rentrée.

    Répartition spécifique

    Certains parents conviennent d’un partage distinct des frais de rentrée, en complément de la pension.

    Exemple : Thomas et Céline partagent les frais de rentrée à hauteur de 60 %/40 %, selon leurs revenus respectifs.

    📌 Avantage : souplesse et équité.
    ⚠️ Limite : nécessite une bonne communication et des justificatifs.

    Résidence alternée

    En cas de garde alternée, les parents peuvent partager à parts égales ou au prorata des revenus les dépenses scolaires et extrascolaires.

    Exemple : Julie et Nicolas ont choisi un partage 50/50 pour les frais d’inscription et de fournitures de leur fille Emma.

    📌 Avantage : simplicité si les revenus sont proches.
    ⚠️ Limite : peut être inéquitable si les ressources diffèrent sensiblement.

    Répartition mixte

    Une solution hybride combinant pension et partage ponctuel.

    Exemple : Antoine verse une pension mensuelle à Laura. En complément, ils partagent les frais de rentrée à 70 %/30 %, selon leurs moyens, et alternent l’achat des fournitures chaque année.

    📌 Avantage : adaptabilité.
    ⚠️ Limite : à formaliser par écrit pour éviter les litiges.

    🧭 Conseil du cabinet Soa : toute répartition doit être clairement définie, idéalement dans la convention parentale ou par accord écrit (mails, tableau partagé, etc.).

     

    Gérer efficacement les dépenses de rentrée

    • Lister toutes les dépenses (fournitures, vêtements, activités, matériel sportif, transport…).
    • Conserver les justificatifs d’achat (factures, tickets, reçus).
    • Utiliser une application de partage de dépenses pour assurer la transparence.
    • Anticiper les inscriptions aux activités extrascolaires et convenir du partage avant paiement.

    💡 Question pratique : Votre méthode actuelle prend-elle en compte les frais réguliers et les dépenses exceptionnelles ?

    Les aides financières disponibles 

    Allocation de rentrée scolaire (ARS)

    Sous conditions de ressources, pour les enfants scolarisés de 6 à 18 ans (tarifs 2025) :

    • 423,48 € (6–10 ans)
    • 446,85 € (11–14 ans)
    • 462,33 € (15–18 ans)

    Plus d’infos : service-public.fr

    Pass’Sport

    Aide de 50 € pour financer une inscription dans un club ou une salle de sport affiliée (enfants/jeunes de 6 à 30 ans).
    👉 pass.sports.gouv.fr

    D’autres dispositifs existent selon les régions, départements ou établissements scolaires.

     

    Communiquer efficacement sur les questions financières

    • Planifier une discussion en amont des inscriptions et dépenses.
    • Rester factuel.le et centré.e sur les besoins de l’enfant.
    • Être transparent.e sur les revenus et contraintes.
    • Mettre par écrit les accords pour éviter tout malentendu.

    💬 Le cabinet Soa accompagne les parents séparés dans la négociation et la formalisation d’accords équilibrés, favorisant le dialogue et la sécurité juridique.

     

    En cas de désaccord ou de changement de situation

    Si la situation financière évolue (perte d’emploi, baisse ou hausse de revenus), il est possible de demander une révision de la pension alimentaire ou de la convention parentale auprès du juge aux affaires familiales (JAF).

    ⚖️ Le juge apprécie la répartition des frais selon les ressources actuelles de chaque parent et l’intérêt de l’enfant.

     

    La gestion des frais de rentrée constitue souvent un test grandeur nature de la coopération entre parents séparés. Lorsque les règles sont claires, anticipées et formalisées, ces dépenses s’intègrent généralement sans difficulté dans l’organisation parentale.

    À l’inverse, les imprécisions ou les accords purement verbaux peuvent rapidement générer des incompréhensions, voire des tensions durables. D’où l’importance d’adopter une méthode de répartition cohérente avec la situation familiale et financière de chacun.

    En cas de doute, de désaccord persistant ou d’évolution de situation, un accompagnement juridique permet de sécuriser les modalités de contribution et de préserver l’intérêt de l’enfant.

    Le cabinet Soa accompagne les parents séparés à chaque étape : analyse de la situation, ajustement de la pension alimentaire, rédaction ou modification de la convention parentale et, si nécessaire, représentation devant le juge aux affaires familiales.

     

    FAQ

    Les frais de rentrée sont-ils inclus dans la pension alimentaire ?

    Oui, sauf si les parents ont prévu une répartition spécifique.

     

    Peut-on adapter la répartition d’une année sur l’autre ?

    Oui, à condition d’un accord mutuel ou d’une modification judiciaire si le désaccord persiste.

     

    Les aides (ARS, Pass’Sport) doivent-elles être partagées ?

    Elles bénéficient en principe à l’enfant ; leur usage doit donc être cohérent avec les dépenses communes.

     

    Que faire si l’autre parent refuse de contribuer ?

    Une mise en demeure ou une saisine du JAF peut être envisagée avec l’aide d’un avocat.

  • Rupture de PACS : pourquoi faire appel à un avocat ?

    Rupture de PACS : pourquoi faire appel à un avocat ?

    Pourquoi faire appel à un avocat pour votre rupture de PACS ? 

    Rompre un PACS n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.

    Si le PACS (Pacte Civil de Solidarité) n’est pas un mariage, sa rupture peut s’avérer plus complexe qu’un divorce. Sans nécessairement se perdre dans les méandres d’un conflit sans fin, mettre un terme à un PACS peut être compliqué. C’est en effet la fin de la vie commune qu’il faut organiser : les biens indivis ou encore la résidence des enfants font alors l’objet de discussions et en cas de désaccord, ces questions font l’objet de deux procédures judiciaires distinctes. Faire appel à un avocat peut vous aider à anticiper ces enjeux et à sécuriser chaque étape de la rupture.

     

    Que se passe-t-il en cas de rupture de PACS ?

    Le PACS est un contrat conclu entre deux personnes majeures, de même sexe ou de sexe différent, afin d’organiser leur vie commune.

    Sa rupture, appelée également dissolution du PACS, peut être demandée unilatéralement par l’un des partenaires ou conjointement par les deux.

    Les démarches de rupture sont, en apparence, simples. Pourtant, elles ne suffisent pas toujours à régler toutes les conséquences juridiques de la fin de la vie commune, notamment en présence d’enfants ou lorsqu’un patrimoine indivis est en jeu.

     

    Quelles démarches pour dissoudre un PACS ?

     

    Rupture conjointe du PACS

    Lorsque les deux partenaires sont d’accord pour mettre fin au PACS, ils doivent compléter une déclaration conjointe de dissolution, via le formulaire Cerfa n°15789*03.

    Ce document doit être adressé en recommandé avec accusé de réception à l’autorité compétente qui a enregistré le PACS (mairie, notaire, consulat, etc.).

     

    Rupture unilatérale du PACS

    Si la rupture est demandée par un seul des partenaires, il devra s’adresser à un commissaire de justice qui signifiera la décision à l’autre partenaire et en informera l’autorité à l’origine de l’enregistrement PACS.

     

    Que devient le logement après une rupture de PACS ?

    Lorsqu’un couple pacsé se sépare, le sort du logement commun fait partie des questions les plus sensibles, tant d’un point de vue pratique que juridique. Qu’il s’agisse d’un logement loué ou acheté ensemble n, il est essentiel de clarifier qui reste, qui part, et dans quelles conditions.

     

    En cas de logement en location

    Lorsque les deux partenaires sont cotitulaires du bail, ils ont les mêmes droits et peuvent convenir ensemble de qui conserve le logement. Si aucun accord n’est trouvé, il faudra envisager une résiliation ou un départ volontaire de l’un des deux.

    En revanche, si seul partenaire est titulaire du bail, l’autre doit organiser son départ et n’a pas le droit de rester dans les lieux sauf accord du bailleur.

    Attention à la clause de solidarité : en cas de cotitularité du bail, les deux partenaires peuvent rester tenus de payer les loyers, même après la séparation, tant que le bail n’est pas modifié ou résilié.

    Un avocat qui pratique régulièrement la rupture de PACS peut vous aider à sécuriser cet aspect et à éviter tout litige futur avec le propriétaire ou entre partenaires.

     

    En cas de logement en propriété

    Lorsqu’un seul partenaire est propriétaire, il est libre de rester, mais quand les deux sont propriétaires en indivision, il faudra alors envisager :

    • une vente du bien ; 
    • un rachat des parts de l’autre par l’un des partenaires ; 
    • ou un maintien temporaire en indivision, par le biais d’une convention d’indivision, par exemple si le logement est occupé par un des parents avec les enfants.

    L’intervention d’un notaire est alors nécessaire pour établir un état liquidatif. En parallèle, un avocat pourra accompagner les négociations et vous représenter si un désaccord survient.

     

    Rupture de PACS et partage des biens : que faut-il savoir ?

    La rupture du PACS met fin aux droits et obligations entre partenaires, mais ne règle pas automatiquement les questions patrimoniales.

    Tout dépend alors du régime choisi lors de la conclusion du contrat : 

    • En séparation de biens, chaque partenaire reste propriétaire de ses biens personnels. Seuls les biens acquis ensemble sont réputés indivis.
    • En indivision, tous les biens acquis pendant le PACS sont présumés appartenir à parts égales aux deux partenaires, sauf preuve contraire.

     

    En pratique, cela peut engendrer des litiges complexes : preuve de propriété, financement inégal, remboursement de crédits, gestion des meubles ou des véhicules communs, etc.

     

    En cas de désaccord : saisir le juge ou négocier ?

    Lorsque les partenaires ne parviennent pas à s’entendre sur le partage de leurs biens ou sur les modalités relatives aux enfants, plusieurs options s’offrent à eux : 

    • faire appel aux services d’un avocat et entamer des pourparlers via une négociation ou une médiation afin d’aboutir à un accord global, équilibré et durable ;  
    • saisir la justice : le juge aux affaires familiales pour les questions liées aux enfants (résidence, résidence alternée, droit de visite, pension alimentaire, etc.), et le tribunal judiciaire pour les litiges patrimoniaux (partage de biens, remboursement de créances, indivision, etc.).

     

    Pourquoi faire appel à un avocat en cas de rupture de PACS ?

    La rupture du PACS peut, en théorie, s’effectuer sans avocat. En effet, la procédure devant le JAF concernant les enfants n’impose pas le recours à un avocat même si le recours à un professionnel est vivement conseillé. Toutefois, l’avocat est obligatoire pour saisir le tribunal judiciaire en cas de litige patrimonial (partage des biens, remboursement de créances, etc.)

    L’avocat en droit de la famille vous accompagne pour :

    • anticiper les conflits liés aux biens ou aux modalités relatives  aux enfants ;
    • assurer la protection de vos droits, notamment en cas de déséquilibre financier entre partenaires ;
    • proposer des solutions amiables, via la négociation, la médiation  ou tout autre mode amiable;
    • formaliser des accords solides (convention parentale qui fixe les modalités liées aux enfants, acte liquidatif du patrimoine (nécessairement notarié en présence d’un bien immobilier).

     

    En cas de désaccord persistant, l’avocat vous représente (de façon obligatoire ou facultative selon les cas) dans le cadre des procédures judiciaires nécessaires.

     

    Rupture de PACS : que se passe-t-il en cas de décès ou de mariage ?

    La rupture du PACS prend également effet en cas de décès de l’un des partenaires ou en cas de mariage de l’un d’eux, qui met fin automatiquement au contrat.

    Dans ces situations aussi, l’assistance d’un avocat peut être utile pour assurer la gestion des biens, des dettes ou des droits successoraux.

    Si vous êtes confronté à une rupture de PACS, pensez à vous faire accompagner.
    Les démarches peuvent sembler simples, mais les enjeux humains, financiers et juridiques ne le sont jamais. Un avocat expérimenté vous aidera à préserver vos intérêts, à prévenir les conflits et à trouver des solutions durables.

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  • Tutelle vs curatelle

    Tutelle vs curatelle

    La tutelle et la curatelle sont des mesures de protection des personnes majeures. Quelles sont les différences ? Qui peut en faire la demande ? Qui nomme le curateur ou le tuteur ?

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    Question/Réponse, ce sont de courtes vidéos pour vous donner des éléments de réponse, des informations claires et concises sur des sujets qui vous tourmentent, vous interrogent ou vous intéressent.

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  • Divorce par consentement mutuel ou divorce judiciaire : comment choisir ?

    Divorce par consentement mutuel ou divorce judiciaire : comment choisir ?

    Vous envisagez un divorce mais vous vous sentez perdu.e face aux différentes options possibles ? Divorce à l’amiable ou procédure devant un juge, chaque voie présente ses particularités. Afin de vous aider à faire le bon choix, le cabinet Soa décrypte pour vous les principales différences entre ces deux procédures.

    Deux procédures distinctes : quelles sont les différences fondamentales ?

    Lorsque vient le moment de divorcer, deux principales procédures s’offrent à vous : le divorce par consentement mutuel (dit divorce amiable) et le divorce judiciaire (dit divorce contentieux). Chaque procédure implique des intervenants différents et répond à des contextes spécifiques.

    Divorce amiable : une procédure simplifiée et rapide

    Le divorce amiable, ou divorce par consentement mutuel contractuel, est choisi lorsque les deux époux s’accordent pleinement et totalement sur les modalités de leur séparation. 

    Modernisée en 2016, cette procédure ne nécessite généralement pas l’intervention d’un juge, sauf exception.

    Les intervenants :

    • Les avocats : Chaque époux doit obligatoirement être représenté par son propre avocat. Ces derniers aident à trouver un accord et, une fois qu’il est trouvé, rédigent conjointement une convention de divorce qui fixe les modalités du divorce : résidence des enfants, périodes d’hébergement, contribution pour les enfants, répartition des biens (hors biens immobiliers), prestation compensatoire, etc.

    • Le notaire : Son rôle est indispensable. Il authentifie la convention de divorce en la déposant au rang de ses minutes, garantissant ainsi sa validité juridique et sa force exécutoire. En présence de biens immobiliers, le notaire rédige également l’acte liquidatif précisant la répartition du patrimoine.

    Exception : Si un enfant mineur demande à être entendu par le juge, la procédure devient judiciaire afin d’homologuer la convention.

    Divorce judiciaire : un cadre structuré en cas de désaccord

    Le divorce judiciaire est la voie à adopter lorsque les époux ne parviennent pas à trouver un accord global. Ce cadre contentieux permet à un juge aux affaires familiales (JAF) de trancher les points de désaccord.

    Trois types de divorce judiciaire :

    • Divorce pour faute
    • Divorce accepté (accord sur le principe de la rupture)
    • Divorce pour altération définitive du lien conjugal (un an de séparation)

    Les intervenants :

    • Le juge (JAF) : organise et dirige la procédure.
    • Les avocats : représentent et défendent les intérêts des époux.
    • Le commissaire de justice : délivre les actes de procédure (assignation, décisions judiciaires).
    • Les experts : notaires, psy, enquêteurs sociaux, etc. interviennent pour éclairer le juge si cela est nécessaire.

    2. Quels délais prévoir selon la procédure choisie ?

    Les délais varient considérablement selon la procédure envisagée et votre situation personnelle.

    Divorce amiable : quelques mois seulement

    Le divorce par consentement mutuel est relativement rapide, en particulier lorsque le patrimoine est simple et que les époux sont d’accord sur tout :

    • Négociations entre avocats
    • Rédaction de la convention
    • Délai légal de réflexion de 15 jours
    • Dépôt chez le notaire (1 à 2 semaines)

    Attention : La présence de biens immobiliers peut rallonger la procédure de plusieurs mois.

    Divorce judiciaire : une durée significativement plus longue

    Le divorce judiciaire dure en moyenne de 18 à 30 mois, voire plus en fonction des juridictions et de la complexité du dossier et si un appel est formé. La procédure suit un cheminement précis :

    • Assignation en divorce
    • Audience d’orientation et sur mesures provisoires (AOMP)
    • Phase de mise en état (échanges d’arguments entre avocats) et éventuellement expertises
    • Audience de plaidoirie
    • Jugement définitif
    • Liquidation et partage des biens

    Comment savoir si un divorce amiable ou judiciaire vous correspond ?

    Le choix de la procédure dépend principalement de la qualité du dialogue entre vous et votre conjoint et de votre capacité à vous accorder sur toutes les conséquences du divorce.

    Divorce amiable : une entente complète indispensable

    Ce divorce exige un accord total sur chaque aspect : organisation de la vie familiale, questions financières, partage des biens. Le moindre désaccord rend cette procédure impossible. Mais attention, vous n’êtes pas seul.e! Votre avocat, surtout s’il est formé aux techniques de négociations et/ou à un MARD va vous aider à mener à bien la négociation. le seul présupposé de départ obligatoire: que chaque époux ait vraiment envie de trouver un accord et fasse preuve d’un vrai engagement. Ça n’est pas grave si au départ l’accord semble bien loin.

    Divorce judiciaire : lorsque l’accord est impossible à atteindre

    Le divorce judiciaire intervient lorsque le dialogue est rompu ou limité, notamment en cas de conflits persistants sur les modalités de séparation ou le principe même du divorce ou que les points de désaccords sont trop nombreux. Parfois aussi, pour certaines personnes, il est impossible de décider et elles ont besoin que quelqu’un le fasse pour elles. Le recours au juge est alors inéluctable. Lorsque le besoin de protection est urgent et primordial, le recours au juge est aussi la voie à privilégier.

    Astuce du cabinet Soa : 

    Ne présumez pas du conflit : certaines situations complexes se résolvent progressivement, avec l’aide des avocats ou via la médiation.

    Gestion des émotions et médiation : des aspects à ne pas négliger

    Quelle que soit la procédure choisie, l’impact émotionnel d’un divorce est important et doit être pris en compte.

    Divorce amiable : favoriser une séparation apaisée

    En préservant le dialogue, cette procédure minimise les tensions, notamment au bénéfice des enfants, qui ressentent fortement les conflits.

    Divorce judiciaire : gérer et encadrer les tensions

    Même si elle exacerbe parfois les émotions, cette procédure offre un cadre protecteur et structuré lorsque la communication est difficile ou impossible.

    Le rôle clé de la médiation familiale

    La médiation peut être utile dans les deux types de procédure, en facilitant ou restaurant le dialogue et en abordant des sujets parfois négligés (relations familiales futures, organisation pratique).

    Conseil du cabinet Soa : 

    N’hésitez pas à solliciter un accompagnement psychologique en parallèle pour mieux vivre cette période délicate.

    Conclusion : faites-vous accompagner pour faire le meilleur choix

    Chaque divorce est unique. Pour déterminer la procédure qui vous convient, il est essentiel d’être accompagné par un avocat expérimenté. Ce dernier analysera précisément votre situation afin de vous orienter vers la solution la plus adaptée à vos besoins et à vos attentes.

    Au cabinet Soa, nous vous aidons à traverser cette étape en toute sérénité, en protégeant au mieux vos intérêts et ceux de vos enfants.

    Dans une logique d’accompagnement global, le cabinet Soa met également à la disposition de ses clients le dispositif N Care. Ce service complémentaire vise à soutenir les personnes confrontées à une séparation, en prenant en compte les dimensions humaines qui entourent souvent les procédures familiales.